Vivre le carême avec le CCFD Terre Solidaire !



« Convertissez-vous et croyez à l’Évangile »


La liturgie de ce 1er dimanche de Carême nous fait méditer la tentation de Jésus au désert. Jésus venait d’être baptisé par Jean-Baptiste. Par ce baptême il prenait notre condition humaine et donc nos péchés, et dans le même temps se manifestait sa filiation divine. Pourquoi Jésus n’est-il pas parti immédiatement à sa mission pour sauver et guérir ? Pourquoi ce détour au désert de quarante jours, tenté par Satan ?
C’est dans la version du Notre-Père que nous récitons depuis décembre dernier, que nous pouvons trouver une clé de lecture. Au désert Jésus a vécu ce qu’il nous demande de dire et de répéter avec lui, dans le Notre-Père : « ne me laisse pas entrer en tentation ». S’il a accepté ce temps de désert, les tentatives déstabilisantes de Satan, les épreuves, que nous connaissons tous un jour ou l’autre, c’est qu’il était en communion intime avec son Père qui ne l’a pas laissé entrer en tentation. Demander de ne pas entrer en tentation c’est demander de ne pas douter de la présence de Dieu en soi, au milieu de nous. C’est au désert que Jésus s’engage résolument sur la voie qui nous libère tous, « une fois pour toutes » comme l’écrit Pierre. Par l’Esprit-Saint, présent à son baptême, par l’Esprit-Saint qui le pousse au désert, dans la communion à son Père, Jésus a la « force » d’être fragile, vulnérable.
L’évangéliste Marc ne dit pas quelles ont été les tentations de Jésus, qu’il a vécues sans témoin oculaire. Mais le désert c’est le temps du détachement, de la dépossession la plus radicale, du retour à l’essentiel. C’est donc pour Jésus le lieu de rencontre intime avec son Père. Jésus fait l’expérience, au désert, que le salut qu’il doit annoncer passe par le chemin d’une humanité assumée jusqu’au bout et d’un renoncement à toute forme de puissance. Le désert lui fait prendre entièrement sa condition d’homme, qui le conduira à sa passion et à sa mort ; mais préfigure aussi sa résurrection.
Ce temps de désert, vécu par Jésus pendant 40 jours, nous est maintenant proposé à chacun en vérité. Nous devons le vivre comme nous le rappelait l’évangile du mercredi des Cendres, dans le secret de nos coeurs : « car ton Père est présent au plus secret de toi ». Cette relation de confiance, d’alliance, que nous devons réactiver en ce Carême, en ce temps de désert intérieur, est la seule qui nous conduira, comme Jésus, à ne pas entrer en tentation. N’est-ce pas une Bonne Nouvelle pour chacune, chacun d’entre nous ? Alors « convertissez-vous et croyez à l’Evangile ».
Joyeux Carême.


Denis FAUPIN Diacre




INFORMATIONS




ÉCOUTONS CE QUE NOUS DIT LE PAPE FRANÇOIS

"La Pâque du Seigneur vient une fois encore jusqu'à nous ! Chaque année, pour nous y préparer, la Providence de Dieu nous offre le temps du Carême. Il est le signe sacramentel de notre conversion, qui annonce et nous offre la possibilité de revenir au Seigneur de tout notre coeur et par toute notre vie. J'invite tout particulièrement les membres de l'Eglise à entreprendre avec zèle ce chemin du Carême, soutenus par l'aumône, le jeûne et la prière. S'il nous semble parfois que la charité s'éteint dans de nombreux coeurs, cela ne peut arriver dans le coeur de Dieu ! Il nous offre toujours de nouvelles occasions pour que nous puissions recommencer à aimer"



DENIER 2017

"Donnons à l’Église les moyens d'annoncer le Christ" 

 

"Votre don s’inscrit dans l’histoire. Il permet à l’Église de toujours être signe de l’amour de Dieu, quoi qu’il arrive. Le denier n’est pas un don comme les autres, il est une évidence à quiconque participe de près ou de loin à l’annonce de l’Évangile." 

+ Stanislas Lalanne
Évêque de Pontoise

 

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